Le décalage des moniteurs de soins intensifs à distance peut nuire à la détection des troubles respiratoires graves
Les systèmes de télésurveillance en soins intensifs présentent des latences réseau allant jusqu'à 800 millisecondes, ce qui peut empêcher les médecins de détecter en temps réel des défaillances respiratoires mortelles.
La surveillance à distance en soins intensifs introduit un retard numérique de 300 à 800 millisecondes. Ce délai, dû à la compression vidéo et aux instabilités du réseau, suffit à entraver la détection de rythmes respiratoires critiques. Une étude publiée dans le JAMA portant sur 2 000 hospitalisations montre que ce retard triple les risques de complications en cas de septicémie.