Le copte : l'ancienne langue égyptienne qui a appris le grec
Le copte, dernière forme de l'égyptien ancien, mélange vocabulaire natif et écriture grecque. Il préserve un héritage linguistique millénaire. Il fut essentiel pour déchiffrer les hiéroglyphes.
Le copte, dernière étape de l'égyptien ancien, est apparu vers 200 après J.-C. Il a fait le pont entre l'Égypte pharaonique et le monde hellénistique. Il utilise des mots et une grammaire égyptiens anciens. Mais il intègre l'alphabet grec. Six lettres supplémentaires ont été ajoutées pour des sons égyptiens uniques. Ce mélange est né après la conquête d'Alexandre le Grand en 332 av. J.-C. Le grec a été introduit. La diffusion du christianisme a ensuite influencé cette langue. Cette fusion linguistique a été cruciale pour déchiffrer les hiéroglyphes. Au 19e siècle, des savants comme Jean-François Champollion ont utilisé le copte. Ils ont ainsi percé les secrets de 3 000 ans d'histoire égyptienne ancienne. Aujourd'hui, le copte perdure dans la liturgie de l'Église copte orthodoxe. Des millions de chrétiens égyptiens le parlent.