Les masques vénitiens ont caché des identités pendant des siècles

Culture
Les masques vénitiens ont caché des identités pendant des siècles

Les masques du Carnaval de Venise, datant de plusieurs siècles, permettaient des réjouissances anonymes et des mélanges sociaux. Ils défiaient les structures de classe et favorisaient une joie et une intrigue débridées.

Pendant le Carnaval annuel de Venise, les participants portent des masques élaborés. Ils cachent leur identité, transformant la ville en un spectacle vibrant d'anonymat. Cette tradition remonte au moins au XIIe siècle. Elle permettait aux nobles et aux roturiers d'interagir librement. Cela remettait en question les structures sociales rigides de manière révolutionnaire pour l'époque. Les masques, souvent faits à la main en papier mâché, vont du simple volto blanc au dramatique bauta. Ce dernier permet de manger et de boire. Cet anonymat favorisait une joie débridée et même des commentaires politiques. Bien qu'interdit pendant plus d'un siècle, le Carnaval a été relancé pour stimuler le tourisme. Il visait aussi à préserver le patrimoine vénitien. Il attire maintenant plus d'un million de visiteurs chaque année. Certains masques, comme la Colombina, étaient même conçus pour que les femmes flirtent avec coquetterie. Cela ajoutait des couches d'intrigue aux festivités.

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